Récupérer l’eau de pluie est une excellente idée pour limiter sa consommation d’eau provenant du réseau domestique. Et c’est aussi une manière de préserver la ressource « eau » qui devient rare et précieuse. Cependant, devant la pléthore de récupérateurs d’eau de pluie qui existent, il n’est pas toujours évident de choisir la bonne contenance. Un réservoir trop petit vous permettrait de surseoir à certains de vos besoins, sans les couvrir, vous obligeant malgré tout à pomper sur le réseau. Quant au réservoir trop grand, le volume ne sera pas utilisé et vous prendrez le risque de voir votre eau récupérée croupir pour finalement devoir la jeter. Mais comment faire pour évaluer la contenance de votre récupérateur d’eau de pluie ? On va tout vous expliquer.
Comment installer un récupérateur d’eau de pluie aérien ?
La récupération de l’eau de pluie pour l’arrosage représente une solution économique et écologique largement plébiscitée par de nombreux jardiniers. Pour mettre en place ce système, le choix le plus efficace est d’installer un récupérateur d’eau de pluie, un grand réservoir relié à une gouttière. Cette installation permettra de recueillir un maximum d’eau ruisselant sur le toit de votre maison. Cependant, estimer la quantité d’eau récupérable et déterminer la taille de la cuve à installer peuvent sembler complexes.
Quelles sont les informations indispensables à connaître pour évaluer vos besoins ?
Pour commencer, il est nécessaire de connaître trois informations essentielles. Tout d’abord, vous devez connaître la pluviométrie annuelle de votre commune ou de la station météo la plus proche. Vous pouvez vous renseigner auprès de votre mairie ou consulter des sites internet spécialisés dans les prévisions météorologiques pour obtenir les précipitations moyennes annuelles, exprimées en millimètres. Rappelons que 1 millimètre de pluie correspond à 1 litre d’eau par mètre carré. Ensuite, il est important de déterminer la surface de captage de votre toiture. Vous pouvez calculer cette surface en multipliant simplement la longueur par la largeur de votre toit en mètres, sans considérer sa forme.
La dernière information dont vous avez besoin est le coefficient de perte. Ce coefficient varie en fonction de l’inclinaison et du revêtement de votre toiture. Pour une toiture plate, le coefficient est de 0,6. S’il s’agit d’une toiture inclinée en tôle ondulée ou en ardoises, le coefficient est de 0,8. Enfin, si votre toiture est inclinée et recouverte de tuiles, le coefficient est de 0,9. Si vous êtes incertain, vous pouvez prendre comme référence un coefficient de 0,75.
Un exemple de calcul pour vous aider ?
Pour déterminer la quantité d’eau récupérable, il suffit de multiplier la pluviométrie par la surface de captage, puis de multiplier ce résultat par le coefficient de perte. La formule est donc la suivante : pluviométrie x surface x coefficient = quantité d’eau récupérable. Prenons un exemple : une maison située en Bretagne, où le niveau moyen de précipitations annuelles est de 695 litres par mètre carré. La surface de la toiture est de 100 mètres carrés (10 mètres de longueur x 10 mètres de largeur). Avec un toit incliné recouvert de tuiles, le coefficient de perte est de 0,9. Le calcul serait donc le suivant : 695 litres x 100 m² × 0,9 = 62 500 litres. Ainsi, dans cet exemple, il est possible de récupérer un volume d’eau de 62,5 mètres cubes en une année, si les précipitations correspondent à la moyenne annuelle.