
Lancé en 2020, le dispositif MaPrimeRénov’ s’est imposé comme un levier essentiel pour aider les Français à améliorer l’efficacité énergétique de leur logement. Elle a été instaurée en remplacement du crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) et des aides de l’Agence nationale de l’Habitat (Anah) « Habiter Mieux Agilité ». Une loi étant vouée à évoluer, ce début d’année 2025 apporte son lot de changement, comme chaque année, d’ailleurs. Prolongations, ajustements et nouvelles mesures : que faut-il attendre de MaPrimeRénov’ cette année ? Des mesures essentielles pour permettre à un maximum de citoyens la rénovation énergétique de leurs logements et permettre, en parallèle, à la planète de mieux respirer. Décryptage !
Certaines mesures prolongées pour 2025
Bonne nouvelle pour ceux qui planifient des travaux sans vouloir tout refaire d’un coup : les fameux « travaux mono-gestes » restent éligibles en 2025 ! Vous pouvez donc continuer d’isoler vos combles ou changer votre système de chauffage sans forcément investir dans un système totalement décarboné. Une aubaine pour les budgets serrés ou les petits projets. Et, ce n’est pas tout. Les propriétaires de passoires thermiques (logements classés F ou G) peuvent également bénéficier du dispositif sans devoir présenter de Diagnostic de Performance Énergétique (DPE). Une simplification bienvenue pour accélérer les rénovations dans ces logements énergivores, afin qu’ils puissent être proposés à la location.
Des changements majeurs dans les aides financières
Mais, ce n’est pas tout, et les changements qui vont suivre sont majeurs ! En effet, quelques ajustements pourraient chambouler vos projets. Le taux d’écrêtement, qui plafonne les aides en fonction de vos revenus, augmente pour certains ménages. En 2025, il atteint jusqu’à 50 % du montant des travaux pour les revenus les plus élevés (contre 40 % en 2024) et 80 % pour les revenus intermédiaires (contre 60 %). Une belle avancée pour ceux qui hésitaient à se lancer dans des rénovations ambitieuses.
Et, il y a aussi du négatif, évidemment !
De l’autre côté, certaines aides sont revues à la baisse. C’est le cas des aides pour les rénovations performantes pour les ménages les plus aisés. Par exemple, si votre logement gagne deux classes au DPE, l’aide chute de 30 % à 10 %, et pour trois classes, elle passe de 35 % à 20 %. Autre coup dur : l’aide à l’installation de systèmes de chauffage au bois baisse de 30 % environ. Si en 2024, les revenus modestes pouvaient espérer jusqu’à 7 000 €, le plafond est désormais limité à 5 000 €. Enfin, pour les copropriétés, les projets impliquant des chaudières à gaz ne sont plus pris en charge depuis le 1ᵉʳ janvier 2025. Une manière claire du gouvernement actuel d’orienter les choix vers des solutions plus écologiques.
Les ménages modestes de plus en plus sollicités !
Alors que les foyers les plus modestes sont généralement ceux touchés par le manque d’isolation ou la présence de système de chauffage peu performant, les nouvelles dispositions ne vont pas nécessairement les aider. En effet, l’avance sur financement pour les travaux mono-gestes diminue, passant de 70 % à 50 %. Résultat : ces ménages devront avancer une part plus importante des coûts avant de recevoir leur remboursement. Une mesure qui pourrait freiner certains projets, malgré les avantages à long terme. Alors, qu’en pensez-vous : MaPrimeRénov’ 2025 sera-t-elle un tremplin pour vos projets ou un frein à vos ambitions ? Ce sujet vous intéresse ? N’hésitez pas à nous donner votre avis, ou à partager avec nous, votre expérience. Merci de nous signaler toute erreur dans le texte, cliquez ici pour publier un commentaire .