Cet impôt sur les panneaux solaires pourrait-il débarquer en France Métropolitaine ?

Imaginez : vous installez des panneaux solaires pour faire des économies et… surprise ! Une taxe débarque, comme un nuage sur une plage ensoleillée. Focus sur la Nouvelle-Calédonie et une question qui nous brûle les lèvres : à quand une taxe solaire en France métropolitaine ?

Que vous évoque la Nouvelle-Calédonie ? Personnellement, j’imagine les plages, les cocotiers et le soleil… Et, je pense ne pas être la seule dans ce cas, même si je sais aussi que ce territoire d’Outre-Mer a connu des violences sans précédent en mai 2024. La réalité pour les habitants n’est pas si idyllique que nous l’imaginons, nous, simples touristes, car la Nouvelle-Calédonie bénéficie (ou pas) d’un statut particulier défini par l’Accord de Nouméa.  Signé en 1998, ce texte accorde à ce territoire, une indépendance dans de nombreux domaines, excepté la défense, la sécurité et la monnaie. Cette autonomie se retrouve notamment dans les domaines fiscaux et énergétiques. Ainsi, le 1ᵉʳ janvier dernier, une « taxe solaire » décidée par le gouvernement local est entrée en vigueur… La question est de savoir si cette taxe pourrait s’étendre à la France Métropolitaine ? Décryptage.

La taxe solaire en Nouvelle-Calédonie, qu’est-ce que c’est exactement ?

Le 1ᵉʳ janvier dernier, les propriétaires de panneaux photovoltaïques en Nouvelle-Calédonie ont eu la surprise d’apercevoir une nouvelle ligne sur leur facture d’électricité : la fameuse « prime de puissance ». Rebaptisée « prime d’utilisation du réseau », cette taxe s’applique à environ 7 000 foyers, qu’ils soient raccordés au réseau ou en autoconsommation. Un tarif de 5 000 francs CFP (approximativement 42 €) par kilovoltampère (kVA) a été fixé, coûtant en moyenne 30 000 francs CFP (approximativement 251 €) par an aux heureux propriétaires de panneaux solaires. Officiellement, cette mesure vise à financer un réseau électrique dont tous profitent, notamment la nuit quand le soleil fait la grasse matinée. Or, c’est un coût énorme pour les habitants, alors que la vie est déjà si chère, bien plus qu’en métropole !

Des panneaux solaires en toiture.
Le gouvernement Calédonien vient d’instaurer une taxe solaire pour les installations photovoltaïques. Photo d’illustration non contractuelle. Crédit : Shutterstock

Pourquoi cette taxe fait-elle débat ?

Il est clair qu’au regard du taux d’ensoleillement de la Nouvelle-Calédonie, les panneaux photovoltaïques sont plus que rentables ! Et, en soi, payer une taxe peut s’entendre. Cependant, le hic, c’est que cette dernière n’est pas la « reine du calcul équitable ». Je m’explique. L’UFC-Que Choisir a d’ailleurs déposé un recours, pointant du doigt une base de calcul jugée abusive. Pourquoi ? Parce que la taxe est appliquée non pas sur la puissance réelle des installations photovoltaïques, mais sur la puissance souscrite au compteur. Imaginez : vous installez des panneaux de 4 kVA en pensant échapper à la taxe (elle ne s’applique qu’au-dessus de 5 kVA) ! En d’autres termes, vous vous retrouvez taxé sur une puissance de 6,6 kVA parce que c’est ce que vous avez souscrit pour votre maison. Une vraie douche froide pour ces foyers, qui n’ont pas vu venir ce rayon de soleil un peu trop onéreux.

Que disent les fournisseurs d’électricité locaux sur le sujet ?

Vous imaginez bien que ces derniers se défendent de toute malversation. Selon eux, ils appliquent les règles imposées par le gouvernement, ni plus, ni moins ! Néanmoins, plusieurs associations expliquent que cette nouvelle taxe semble marquée par l’impréparation et une rédaction approximative des textes. Le gouvernement calédonien doit d’ailleurs se pencher sur le sujet lors de sa prochaine séance

Des panneaux solaires.
Une taxe injuste selon les propriétaires de panneaux solaires. Photo d’illustration non contractuelle. Crédit : Shutterstock

Une taxe solaire en France métropolitaine, serait-ce possible ?

Avec l’essor des installations photovoltaïques, on ne peut pas s’empêcher de se poser la question. Pour l’instant, les installations de moins de 3 kVA ne sont pas soumises à déclaration ni à une taxe, ce qui rassure de nombreux particuliers. Une taxe similaire pourrait-elle être adoptée pour financer l’entretien et le développement des infrastructures électriques ? Certains experts n’excluent pas cette possibilité, surtout avec la forte augmentation des installations solaires dans l’Hexagone. D’autres, en revanche, estiment qu’une telle mesure serait impopulaire et difficile à mettre en place. Alors, selon vous, cette taxe solaire traversera-t-elle les frontières ? Ce sujet vous intéresse ? N’hésitez pas à nous donner votre avis, ou à partager avec nous, votre expérience. Merci de nous signaler toute erreur dans le texte, cliquez ici pour publier un commentaire .

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Méline Kleczinski

Jeune rédactrice de 23 ans, j'écris depuis trois ans, avec une préférence pour les domaines liés à l'actualité, à la psychologie, aux études scientifiques, ou à la protection et l'environnement dans son ensemble. Mon petit parcours de rédactrice junior s'inspire de différentes études scientifiques, ou de sujets d'actualité abordés dans différents médias que je suis avec intérêt. Particulièrement touchée par la protection des animaux, j'aime vous transmettre les avancées et les lois relatives au bien-être animal. Personnellement engagée comme présidente d'une association, je mets un point d'honneur à protéger les animaux de toute nature (hérisson, abeilles, insectes, chiens ou chats)... Je n'ai probablement pas l'expérience professionnelle de certains rédacteurs en matière de politique, de principes scientifiques. Mais, je tente d'apporter ma petite pierre à l'édifice en vous racontant mes expériences et mes réflexions dans des domaines qui me touchent. Et, puisque la vie est une surprise chaque jour, je considère chaque jour comme une opportunité d'apprentissage et d'évolution. C'est la raison pour laquelle, à 23 ans, j'ai encore besoin d'apprendre des milliers de choses, et de me cultiver pour vous conter encore plus d'histoires passionnantes. Rejoignez-moi dans cette aventure de découverte et de réflexion, où la curiosité et le souci du bien-être animal se rejoignent pour inspirer des discussions et des actions porteuses de sens... Ma passion pour les animaux en général a toujours été au cœur de mes préoccupations. Soucieuse de leur bien-être et de leur place dans notre monde, je m'efforce de sensibiliser mon audience à leur protection, à travers des articles informatifs et engagés. Qu'il s'agisse de sujets comme la conservation des espèces, les droits des animaux ou simplement des anecdotes touchantes, je trouve une grande satisfaction à partager mes connaissances et mes réflexions pour encourager une prise de conscience collective. En tant que jeune professionnelle, je considère chaque jour comme une opportunité d'apprentissage et d'évolution. Je m'efforce de rester à l'affût des dernières découvertes scientifiques, des débats sociétaux émergents et des avancées technologiques, afin d'enrichir mon travail et d'offrir à mes lecteurs un contenu pertinent et stimulant. N'hésitez pas à me rejoindre dans cette aventure de découverte et de réflexion, où la curiosité et le souci du bien-être animal se rejoignent pour inspirer des discussions et des actions porteuses de sens..

3 commentaires

  1. S’ils le font en France, ça n’aura plus aucun intérêt et donc je démonterai mon installation pour la revendre à des amis en Espagne. Déjà qu’il faut 15 à 20 ans pour amortir une installation et que la durée de vie des panneaux c’est 25 ans !

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  2. Cela ne changera jamais . Tout n’est que prétexte à racket fiscal et asservissement des populations. L’écologie et le climat sont les plus grandes escroqueries du siècle .

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