
Sur les chantiers du BTP, la pénibilité est de mise, je ne vous apprends rien… Des travaux responsables de douleurs chroniques, qui touchent, selon l’INSERM, 30 % de la population française, même si toutes, ne proviennent pas du travail dans le BTP. Inventer un outil qui facilite le travail des ouvriers, voilà l’objectif de l’invention que je vais vous présenter. En 2017, un Vendéen du nom de Guy Ménard a décidé de transformer un outil du quotidien en véritable machine de guerre pour le monde des travaux publics. Il a ainsi conçu une brouette motorisée épandeuse, une invention qui facilite la pose de l’enrobé à chaud dans des espaces restreints. Depuis, son entreprise, Guy Ménard Innovation, a perfectionné son concept, qui s’impose aujourd’hui comme une solution incontournable pour les professionnels. Retour sur une aventure qui a tout d’une belle success-story !
Une idée née de l’expérience et du terrain
L’histoire de cette invention commence bien avant 2017. Guy Ménard, mécanicien automobile de formation, n’était pas destiné à révolutionner l’univers du goudronnage. Pourtant, son parcours l’amène progressivement à côtoyer les chantiers. Après avoir entretenu des véhicules de travaux publics, il finit par intégrer des entreprises spécialisées dans l’enrobé, notamment Alain TP, où il gère une filiale dédiée. C’est là qu’il réalise à quel point l’épandage manuel est pénible et demande beaucoup de main-d’œuvre. Il imagine alors une machine compacte, capable à la fois de transporter et d’étaler l’enrobé à chaud. En juin 2016, il quitte son emploi pour se consacrer entièrement à son projet. Soutenu par ses trois fils, dont deux ingénieurs en génie industriel, il met au point un premier prototype, et très vite, l’efficacité de la machine séduit les professionnels.
Un gain de temps et une réduction des coûts
Sur un chantier d’enrobé classique, il faut au minimum six ouvriers : deux pour transporter la matière, deux pour l’étaler et deux pour la finition. Avec la brouette motorisée de Guy Ménard, ce nombre est réduit à quatre, ce qui représente une économie précieuse, surtout pour les petites structures. En plus de réduire la pénibilité du travail, l’appareil est pratique, peu encombrant et transportable facilement sur n’importe quel chantier. Là où un finisseur coûte plus de 100 000 €, la brouette motorisée de Ménard affiche un prix inférieur à 20 000 €. Un investissement vite rentabilisé, d’autant plus qu’il existe des subventions pour favoriser l’achat de matériels réduisant la pénibilité au travail. Après des tests concluants, les premières ventes s’enchaînent, et les clients sont unanimes : la machine est performante, facile d’utilisation et rentable.
De la brouette motorisée au mini-finisseur
Depuis ses débuts, l’innovation de Guy Ménard a bien évolué. Aujourd’hui, son concept Cepia va encore plus loin dans la mécanisation des petits chantiers. Plus besoin de brouette et de râteau, tout est automatisé. Le Cepia transporte les matériaux directement depuis le camion jusqu’au lieu d’application et les épand de manière uniforme. L’engin dispose d’une trémie de 200 litres et une table chauffante alimentée par la récupération de la chaleur des gaz d’échappement. Ses quatre trappes permettent une pose précise, et sa transmission hydrostatique facilite les déplacements.
En bref, une véritable mini-usine mobile, capable de travailler sur des surfaces allant de 250 mm à 1 000 mm de large, avec une hauteur de pose allant jusqu’à 100 mm. Résultat ? 250 unités ont déjà été commercialisées, et la production est désormais assurée par Cif Bennes, un signe que l’innovation séduit de plus en plus de professionnels. Pour plus d’informations, je vous invite à consulter la page LinkedIn de Guy Menard. Et vous ? Que pensez-vous de cette invention ? Ce sujet vous intéresse ? N’hésitez pas à nous donner votre avis, ou à partager avec nous, votre expérience. Merci de nous signaler toute erreur dans le texte, cliquez ici pour publier un commentaire .