Les principaux inconvénients de l’AdBlue qu’on oublie souvent de mentionner

Vous pensiez que l’AdBlue était un simple dépolluant sans souci ? Détrompez-vous ! Si son rôle est de réduire les émissions polluantes, son utilisation cache quelques mauvaises surprises… Coût, pannes, températures extrêmes : voici 5 inconvénients qui risquent bien de vous faire grincer des dents.

Vous connaissez l’AdBlue, vous l’utilisez ? Apparu en 2005 sur les poids lourds dans un premier temps, il s’est étendu aux véhicules particuliers en 2014, grâce (ou à cause) de la norme Euro6. Le système AdBlue permet de réduire les Nox (rejets d’oxyde d’azote) grâce à un système de réduction catalytique sélective (SRC). Les Nox sont nocifs pour la santé, et les carburants comme le gasoil en sont les principaux émetteurs. Dans les faits, le véhicule dispose de deux réservoirs : l’un pour le carburant et le second pour l’AdBlue… Si votre véhicule en est équipé, vous avez probablement déjà rencontré quelques problèmes techniques liés à ce dépolluant ! Étonnamment, alors qu’il existe depuis vingt ans, les pannes sont encore nombreuses et immobilisent le véhicule, ou engendrent des coûts très élevés. Alors, quels sont les inconvénients de l’AdBlue, que l’on ne vous mentionne pas toujours, mais qui sont bien réels ? Réponses dans cet article.

Inconvénient n° 1 : coût supplémentaire et consommation non négligeable

C’est une évidence, l’AdBlue n’est pas gratuit. En effet, il est vendu de 0,5 à 1 € le litre, et selon votre utilisation, vous devrez régulièrement refaire le plein. En moyenne, un véhicule consomme de 1 à 2 litres d’AdBlue pour 1 000 km, ce qui peut vite représenter un budget supplémentaire. De plus, la plupart des concessionnaires facturent le remplissage (main d’œuvre) si ce dernier est effectué en atelier.

Un homme ouvre son réservoir d'Adblue.
L’utilisation de l’Adblue entraine un surcout à la consommation. Photo d’illustration non contractuelle. Crédit : Shutterstock

Inconvénient n° 2 : l’AdBlue n’aime pas le froid ni le « trop » chaud !

Dans les régions les plus froides de notre pays, l’AdBlue est un vrai problème… En effet, ce dernier ne supporte pas les basses températures, et gèle dès que la barre des – 11 °C est dépassée. De plus, il n’apprécie pas réellement les températures caniculaires, et peuvent altérer sa qualité et réduire son efficacité.

Inconvénient n° 3 : des pannes très couteuses

Si votre système SCR tombe en panne, vous n’aurez que vos yeux pour pleurer ! Ce système est un petit bijou de technologie, mais également un nid à pannes. Une défaillance de la pompe, des injecteurs ou du capteur Nox peuvent coûter plusieurs centaines, voire milliers d’euros en réparation. De plus, si le système détecte un problème, votre véhicule peut se mettre en mode dégradé, limitant votre vitesse et nécessitant un passage en atelier. Ah le mode dégradé, une vraie plaie que j’ai pu vivre une fois, malgré un réservoir plein !

Une station service avec de l'Adblue.
L’Adblue serait à l’origine de nombreux désagréments et pannes sur les véhicules diesels. Crédit photo : A. Bonazzi pour NeozOne

Inconvénient n° 4 : le réservoir doit toujours être plein

Si vous avez l’habitude de rouler « en réserve » et que le voyant orange « pompe à essence » est votre meilleur ami, il va falloir changer vos habitudes. Eh oui, pas d’AdBlue :  pas de démarrage, c’est aussi simple que cela ! Contrairement au carburant, si vous tombez à sec, votre véhicule refusera de démarrer jusqu’à ce que vous fassiez le plein. Un petit oubli et vous voilà bloqué en pleine cambrousse avec une belle galère en perspective. Un conseil ? Ayez toujours un bidon d’AdBlue caché dans votre coffre, cela vous permettra de pallier les urgences !

Un tableau de bord indique un niveau d'Adblue très bas.
De nombreuses défaillances ont été signalées avec l’Adblue. Photo d’illustration non contractuelle. Crédit : Shutterstock

Inconvénient n° 5 : pas si écolo que cela !

Si l’AdBlue aide à réduire les NOx, sa production et son transport génèrent aussi du CO₂. De plus, en cas de fuite ou de mauvais stockage, il peut polluer les sols et les nappes phréatiques. Et, ce n’est pas une très bonne nouvelle pour la planète ! Et vous ? Avez-vous déjà été confrontés à des problèmes causés par l’AdBlue ? Envie de réagir ? Partagez votre expérience ou posez-nous vos questions ! Merci de nous signaler toute erreur dans le texte, cliquez ici pour publier un commentaire .

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Nathalie Kleczinski

Passionnée de lecture et d'écriture, il était presque logique que je me tourne vers le métier de rédactrice/journaliste professionnelle. Écrire est une passion, un besoin et une manière de communiquer indispensables. Touche-à-tout de l'écriture, j'aime surtout écrire sur des sujets liés à l'environnement, mais aussi à ceux qui prodiguent des conseils, ou des astuces pour vous aider dans votre quotidien. Je suis une adepte des tests en tous genres, surtout s’ils permettent de créer, de faire des économies, ou d’utiliser des produits recycler ! Je voue également une véritable passion aux animaux et suis très sensible à leur bien-être et aux inventions qui peuvent améliorer leurs quotidiens. En revanche, je peux vite devenir cassante lorsqu’il s’agit de parler de maltraitance. Enfin, j’aime découvrir et faire découvrir de nouvelles inventions, de petites choses qui amélioreront notre quotidien, ou celui des personnes en situation de handicap, autre cause qui me tient à cœur. Bénévole dans une association liée à l’aide aux victimes d’accidents de la route, vous comprendrez aisément que cette cause me touche aussi et que j’estime primordial de mettre en avant tout ce qui peut améliorer cette sécurité routière et empêcher un décès supplémentaire sur la route. Ma devise : Carpe Diem, car la vie est courte, et qu'il faut transformer chaque instant en tranches de bonheur !

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