
Et, si les légumes pouvaient pousser en plein cœur de la ville, sur des toits bétonnés ? C’est le pari un peu fou, mais parfaitement concret de CulturÔtoits, une ferme urbaine en hydroponie située à Montpellier. Ce projet novateur allie agriculture durable et insertion professionnelle, en offrant une seconde vie à des espaces inexploités tout en créant des emplois. Grâce à une méthode de culture sans terre, CulturÔtoits prouve qu’il est possible de produire des légumes ultra-frais, locaux et respectueux de l’environnement, même en pleine ville. Alex, responsable éditorial du site NeozOne, est allé à la rencontre de Stéphanie Pavkovic, l’une des cofondatrices de CulturÔtoits, pour en savoir plus sur cette initiative prometteuse.
Une ferme urbaine sur les toits, vraiment ?
Cet article un peu particulier sera présenté sous la forme d’une interview, afin de conserver la teneur des propos. De plus, cela permettra de laisser transparaître la passion qui anime les cofondateurs de cet étonnant projet !
Alex : Stéphanie, expliquez-nous un peu comment fonctionne votre ferme CulturÔtoits.
Stéphanie : Avec plaisir ! Nous cultivons nos légumes en hydroponie, c’est-à-dire sans terre. Les plantes poussent dans un circuit fermé avec une eau enrichie en sels minéraux. Cela nous permet d’utiliser jusqu’à 90 % d’eau en moins qu’une culture classique et de valoriser des espaces urbains inutilisés, comme les toits, les parkings ou les terrains pollués.
Alex : Donc, on peut faire pousser des tomates savoureuses sans un centimètre de terre sous les pieds ?
Stéphanie : Exactement ! L’hydroponie a souvent mauvaise presse à cause des monocultures industrielles, mais bien appliquée, elle permet de produire des légumes ultra-frais et pleins de goût. Nos tomates, par exemple, sont cueillies le jour même pour être vendues directement aux consommateurs. Et, elles n’ont rien à voir avec ces tomates insipides et importées qui font des milliers de kilomètres avant d’arriver dans nos assiettes !
Une alternative locale et responsable
L’interview se poursuit avec les enjeux sociaux de ce projet, qui ne font que le rendre encore plus intéressant.
Alex : Justement, comment fonctionne la distribution de vos produits ?
Stéphanie : Nous vendons directement à la ferme tous les dimanches de 10 h à 15 h et lors d’un marché des producteurs le jeudi de 17 h à 20 h. L’objectif est de réduire au maximum le gaspillage alimentaire en récoltant uniquement ce qui sera vendu. Pas d’intermédiaires, pas de transport inutile, juste des légumes frais et accessibles localement.
Alex : Une manière de consommer plus responsable, donc ?
Stéphanie : Tout à fait ! Aujourd’hui, beaucoup de gens mangent des légumes qui ont perdu toute leur valeur nutritive à force d’être stockés et transportés. Avec notre système, on garantit des produits ultra-frais, cultivés sans pesticides et accessibles à un prix juste pour le producteur comme pour le consommateur.
Cultiver des légumes… et des opportunités !
Enfin, l’interview se termine avec les ambitions de Stéphanie et l’avenir de cette petite entreprise.
Alex : Au-delà du défi écologique, votre projet a aussi une vocation sociale, non ?
Stéphanie : Oui, l’insertion professionnelle est au cœur de notre démarche. Nous avons constaté qu’à partir de 50 ans, retrouver un emploi devient un vrai parcours du combattant. Pourtant, ces personnes ont de l’expérience et une envie de contribuer. L’hydroponie, avec son fonctionnement à hauteur d’homme, ne demande pas d’efforts physiques intenses. Pas besoin de bêcher, de s’agenouiller ou de désherber. C’est une activité accessible, valorisante et qui permet à ces travailleurs de reprendre confiance en eux tout en participant à une production durable.
Alex : CulturÔtoits, c’est donc bien plus qu’une ferme !
Stéphanie : Exactement ! On cultive des légumes, mais aussi des opportunités pour des personnes en quête de reconversion ou d’insertion. Et puis, c’est une belle manière de prouver que l’agriculture urbaine peut être viable et bénéfique à tous.
Alors, l’agriculture de demain se fera-t-elle sur les toits ? Et, si vous aviez la possibilité de consommer des légumes frais et locaux cultivés au-dessus de votre tête, seriez-vous prêt à franchir le pas ? En redonnant une utilité aux espaces urbains délaissés, CulturÔtoits réinvente notre manière de produire et de consommer. Une initiative qui prouve que l’innovation et la solidarité peuvent se conjuguer avec succès ! Plus d’informations sur miimosa.com ou sur la page Facebook du projet. Ce sujet vous intéresse ? N’hésitez pas à nous donner votre avis, ou à partager avec nous, votre expérience. Merci de nous signaler toute erreur dans le texte, cliquez ici pour publier un commentaire .