Plus de deux milliards de personnes dans le monde n’ont pas accès à l’eau potable (source : unicef.fr.). Pire encore, si le rythme actuel de la dégradation de l’environnement se poursuit, ce fléau pourrait toucher près de 4 milliards d’individus d’ici à 2050, selon l’UNESCO. Force est alors de constater que le dessalement de l’eau de mer est devenu une solution privilégiée pour faire face au problème de la pénurie d’eau douce qui tend malheureusement à s’aggraver à cause du changement climatique. En France, la jeune entreprise OSMOSUN (NDLR : anciennement MASCARA) a par exemple, développé une unité de dessalement révolutionnaire alimentée par l’énergie solaire.
Un processus plus écologique
L’exploitation de l’eau de mer pour produire de l’eau potable est un processus énergivore. Cela peut entrainer d’importantes émissions de gaz à effet de serre. En plus de résoudre ce problème, la technologie brevetée d’OSMOSUN ne nécessite pas l’utilisation de batteries pour stocker l’énergie produite par les panneaux solaires. La société ambitionne de « devenir un acteur de référence du marché de l’eau “bas-carbone” ». L’année dernière, pour consolider sa présence sur ce marché en pleine expansion, l’entreprise a levé près de 10 millions d’euros.
Un taux de prélèvement allant jusqu’à 35 %
OSMOSUN revendique une capacité de production d’eau douce allant de 1 m³ à 50 000 m³ par jour et par machine. Ses infrastructures utilisent un procédé baptisé osmose inverse. L’idée consiste « simplement » à faire passer de l’eau de mer à travers des membranes qui filtrent les grains de sel. Il s’agit d’une opération qui nécessite une pression élevée située entre 70 et 80 bars. C’est d’ailleurs pour cette raison que cette technique de dessalement consomme une grande quantité d’énergie. Pour réduire l’impact environnemental de ses solutions, l’entreprise française a décidé d’adopter l’énergie solaire. Celles-ci peuvent en conséquence dessaler l’eau de mer et l’eau saumâtre de manière plus durable. Le taux de prélèvement se situe entre 15 % et 35 %. Autrement dit, les machines sont capables de produire de 15 à 35 litres d’eau douce avec 100 litres d’eau salée (ou saumâtre).
Une conception avancée
L’absence de batteries rend également le concept moins coûteux. Pour cela, OSMOSUN s’appuie sur une technologie propriétaire. « Un dispositif mécanique compense et stabilise en permanence la pression dans le système lorsqu’il y a des variations dans l’alimentation électrique », a expliqué Quentin Ragetly, PDG de la société. En outre, OSMOSUN a veillé à ce que ses unités de dessalement puissent être raccordées au réseau électrique. Une possibilité qui leur permet de fonctionner en tout temps, notamment la nuit quand les modules solaires photovoltaïques ne génèrent pas d’électricité. Plus d’infos : osmosun.com. Que pensez-vous de cette technologie pour produire de l’eau potable ? Je vous invite à partager votre avis, vos remarques ou nous signaler une erreur dans le texte, cliquez ici pour publier un commentaire .
50 ou 50 mille m3 jour ?
Bref, Bravo…foncez !!
Signé : un ancien fabricant de pompes pour les osmoseurs concentrateurs de mous – grands crus bordelais !
Que devient le sel filtré ?
Simple il repart avec le reste d’eau qui n’a pas été filtré.
Bonjour
Il faut les soutenir !
Bravo et bonne continuation !
Pouvez vous nous donner une idée sur le coût spécifique de production.