
Chez nous, parler de la mort n’est pas un tabou : on préfère largement aborder le sujet en famille plutôt que de laisser nos proches complètement désemparés le jour venu. Ainsi, tout récemment, entre le fromage et le dessert, j’ai lancé à table une idée un peu saugrenue, mais sincère : « Moi, plus tard, j’aimerais un cercueil en carton, décoré de jolis coquelicots ! » Forcément, cela a fait sourire tout le monde, mais derrière l’humour, il y a une vraie envie : celle de faire rimer écologie, simplicité et économies jusqu’à la fin. Alors, quand j’ai découvert qu’une petite entreprise samarienne, la Vannerie de Candas, proposait un cercueil en osier baptisé « Bohemian », ça m’a tout de suite donné envie d’en savoir plus. Après tout, pourquoi investir dans un cercueil en bois massif avec des poignées en or si on choisit de se faire incinérer ? Avouez, ce serait dommage (et un peu cher payé) de finir en fumée aussi luxueusement !
Bohemian : un cercueil écologique, économique et esthétique
Le cercueil « Bohemian », développé par la Vannerie de Candas en collaboration avec les pompes funèbres Liberté-Brusadelli d’Abbeville, a tout pour plaire. Il est beau, original, naturel, et surtout, il coûte nettement moins cher qu’un cercueil classique : 1 670 € contre 2 000 € en moyenne pour un modèle en chêne. Cerise sur le gâteau (si je puis dire), il est 100 % biodégradable et parfaitement adapté à la crémation. Que demander de plus ? Voilà enfin un concept qui correspond parfaitement à mes valeurs écolo-économiques, même si l’osier remplacera sans doute le carton de mes rêves…
L’osier, une idée qui fait son chemin
Derrière ce cercueil insolite se cache Xavier Quointeau, le gérant de la Vannerie Candas, qui a eu l’idée du projet après avoir été interpellé par plusieurs de ses clients. Après quelques échanges avec des professionnels du secteur funéraire et une étude attentive de la législation française, il s’est lancé dans l’aventure en compagnie de Minna Holleville.
Cette dernière est responsable des pompes funèbres Liberté-Brusadelli, convaincue, elle aussi, par le caractère écologique et original du concept. Résultat, un cercueil bicolore en osier local, récolté sur la Côte d’Opale, réalisé grâce à tout le savoir-faire artisanal des vanniers de Candas. Exposé depuis quelques semaines à Abbeville, le « Bohemian » séduit déjà : plusieurs personnes ont même modifié leur contrat obsèques pour l’adopter !
Partir simplement, en respectant la nature
Il faut dire qu’aujourd’hui, de plus en plus de gens souhaitent quitter ce monde comme ils l’ont vécu : simplement, en limitant leur impact écologique, mais avec une certaine élégance. Minna Holleville précise d’ailleurs, sur France 3 Régions, qu’elle voit régulièrement cette tendance dans les mariages bohème chic qu’elle organise : « Pourquoi ne pas avoir la même démarche naturelle et esthétique jusque dans nos funérailles ? » ajoute-t-elle avec enthousiasme. Son engagement ne s’arrête d’ailleurs pas là, puisque depuis cinq ans, elle plante un arbre pour chaque inhumation réalisée. Une belle façon d’associer souvenirs, écologie et respect de la nature.
Alors, comment voyez-vous votre dernier voyage ? Finalement, le cercueil en osier « Bohemian » me plaît presque autant que mon fameux cercueil en carton aux coquelicots et cette initiative locale me conforte dans l’idée qu’on peut rester fidèle à ses convictions, même jusqu’au bout. Plus d’informations sur la Vannerie de Candas. Et vous, auriez-vous envie d’un cercueil écologique et naturel comme celui proposé par la Vannerie de Candas ? Ce sujet vous intéresse ? N’hésitez pas à nous donner votre avis, ou à partager avec nous, votre expérience. Merci de nous signaler toute erreur dans le texte, cliquez ici pour publier un commentaire .