
Depuis quelques mois, une rumeur se propage plus vite qu’un feu de cheminée un soir d’hiver : le chauffage au bois serait interdit en France dès 2027. J’avoue que je me sens concernée, car je dispose d’un poêle à bois, et cela m’ennuierait vraiment de ne plus pouvoir l’utiliser, voire de le jeter ! No panic, cette idée reçue est fausse, comme souvent, alimentée par la hargne sur les réseaux sociaux ! De plus, le chauffage au bois est déjà interdit dans certains endroits, comme dans le Rhône, par exemple. Mais, cela ne concerne pas tous les appareils de chauffage au bois, seulement les plus polluants ! Je fais, pour vous, le tour de la question.
Une rumeur qui s’allume sur un fond de réalité… mais ne vous emballez pas !
Soyons clairs : non, le chauffage au bois ne sera pas interdit en bloc à partir de 2027. Mais, oui, certains équipements vont devoir tirer leur révérence. Selon un sondage mené par le fabricant HASE, mentionné par Le Figaro, plus de la moitié des Français croient à tort à une interdiction totale. Pourtant, seules les cheminées à foyer ouvert et les poêles ou chaudières très anciens, autrement dit les modèles les plus polluants, sont dans le viseur de Bruxelles. Et pour cause : ces charmants foyers ouverts qui crépitent joliment sont redoutablement inefficaces. Environ 60 % de leur chaleur s’échappe par la cheminée. Ils génèrent ainsi 21 % des émissions polluantes du chauffage au bois, alors qu’ils représentent à peine 10 % des installations. Face à ce constat, le règlement Ecodesign prévoit des normes plus strictes pour réduire les émissions de particules fines (notamment les PM2.5), invisibles, mais néfastes pour nos poumons comme pour la planète.
Poêles nouvelle génération : même chaleur, moins de dégâts
Si vous êtes adepte des soirées cocooning au coin du poêle, il existe des alternatives plus propres et bien plus performantes. Les poêles à granulés, par exemple, ont la cote : ils chauffent efficacement, consomment moins et rejettent jusqu’à 8 fois moins de particules que leurs ancêtres en fonte d’arrière-grand-père. Pas besoin de renoncer au bois, donc : il suffit de miser sur du matériel au goût du jour. D’ailleurs, selon le sondage HASE, plus de 75 % des utilisateurs de chauffage au bois sont prêts à continuer… mais en investissant dans des appareils plus modernes. Le hic ? Le coût. Remplacer un ancien équipement représente un certain budget et seuls 23 % des sondés pensent pouvoir le faire sans aide. Ça pique un peu, surtout en période d’inflation. Quant à MaPrimeRénov’, censée venir réchauffer les cœurs et les portefeuilles, elle connaît actuellement quelques ratés côté délais.
Ce qu’il faut retenir : non, vous ne devrez pas éteindre votre poêle en 2027.
Alors, doit-on s’inquiéter de devoir dire adieu à notre vieux poêle à bois dans deux ans ? Pas forcément. Ce que la réglementation vise, c’est une transition vers des équipements plus performants pour réduire la pollution de l’air. Et on ne va pas se mentir : un air un peu plus pur et un chauffage qui ne gaspille pas 60 % de sa chaleur, c’est plutôt une bonne nouvelle. En attendant, si vous avez un foyer ouvert, vous pouvez déjà envisager une alternative plus écologique (et plus rentable).
Et si vous êtes bien équipé, continuez à profiter de vos bûches… sans céder à la panique. Alors êtes-vous rassurés ou bien, au contraire, paniqués à l’idée de devoir engager des travaux sur votre vieille cheminée ? Ce sujet vous intéresse ? N’hésitez pas à nous donner votre avis, ou à partager avec nous, votre expérience. Merci de nous signaler toute erreur dans le texte, cliquez ici pour publier un commentaire .
Bonjour .encore une interdiction bientôt même respirer sera encadré.bon si c est comme les detecteurs de fumées ( vous savez le petit appareil rond au mur dont les piles sont morte depuis longtemps .) j attends avec impatiente un Gus a ma porte pour parler de mon foyer .( La cheminee) Bien sûr .